Histoire d'en rire

Lundi 4 septembre 2006 1 04 /09 /2006 14:41

Je m'apprête à livrer une bonne petite anecdote de la honte...fort risible (enfin ça fait en général rire les gens), mais j'assume. Enfin pas toujours...
Venons- en aux faits. Je sors l'autre jour en boîte avec des potes lorsqu'en arrivant devant le videur / physio (appelez-le comme vous voudrez), il me jette un regard suspicieux et me demande...ma carte d'identité !!! Et oui, il y a des moments dans la vie où l'on aimerait disparaître...celui-ci en fait partie. Donc sur ce, je reste coite et m'exécute, tout en balançant quand même un petit "Non mais vous rigolez ? J'ai 24 ans putain !". Bon, j'ai peut être pas dit le putain, mais je le pensais fort. Bref, il a quand même fallu que j'attende d'avoir 24 ans pour que l'on me demande ma carte d'identité à l'entrée d'une boîte...si c'est pas la loose ça !

Enfin je fais ma maline là...mais ce n'est pas la première fois que des looses du genre m'arrivent. Et tout ceci a longtemps été la risée de ma famille, notamment de mon petit frère, à qui je dédicace d'ailleurs cet article. Et oui, je ne compte plus les fois où l'on m'a rajeunie de nombreuses années. Mais là, c'est une rechute (et de taille), parce que ça faisait quand même un moment que ça ne m'était plus arrivé.
Comprenez bien que j'ai beaucoup souffert de tout ça et que je me sens donc obligée de faire une thérapie par l'écriture !
Voilà donc ce que ça peut donner dans la vie de tous les jours de faire beaucoup plus jeune que son âge; démonstration par l'exemple...

D'abord, il y a les gens que tu connais peu ou que tu n'as pas vus depuis longtemps. Degré de vexation : entre 5 et 7 / 10 , selon la façon dont c'est présenté. Exemple : une amie de mes parents que je n'avais pas vue depuis longtemps qui me demande : "alors, qu'est-ce que tu fais cette année, tu rentres en 3ème ?" ...et moi de répondre, gênée,  "Euh oui...en 3ème...année à Sciences Po...". Ou dans le même genre, une collègue de bureau de Maman qui me dit, pas plus tard que l'année dernière : "pas trop stressée pour cette fin d'année ? Tu passes quoi, ton bac de français ou ton bac ?". Comment lui dire que ça faisait 7 ans que je l'avais mon bac ! Grrrrrrrrrrr

Ensuite, il y a les gens plus jeunes que toi. Degré de vexation : 8 / 10 . Exemple : les copains de mon petit frère qui n'arrêtent pas de lui parler de sa petite soeur jusqu'à ce qu'il réalise et leur dise qu'il n'en a pas, puis qu'ils répondent à leur tour "Mais la fille là, c'est pas ta soeur ?" - "Ben si" - "Et ben c'est ta petite soeur, elle a pas plus de 12 ans". Il faut quand même savoir qu'à l'époque, j'en avais 18 et eux 14...ça fait très très mal au moral. (Enfin, pour ma défense, ils m'ont vue au réveil en survêt', pas maquillée et avec deux tresses, ce qui n'aide pas).

Il y a enfin les lieux publics...donc propices à l'humiliation. Degré de vexation : entre 8 et 10 / 10 , selon le nombre de personnes autour. L'anecdote que je racontais au début appartient à cette catégorie; je disais d'ailleurs que c'était la première fois que l'on me demandait mon ID pour entrer dans un lieu nocturne, et ce n'est en fait pas tout à fait vrai. Outre aux Etats-Unis où ils font vraiment chier tout le monde sur l'ID (moi y compris), j'ai passé un an en Australie, où l'alcool, et donc les endroits qui en distribuent, sont interdits aux moins de 18 ans et où, par conséquent, on me demandait systématiquement mon ID. Bon, j'avais 20 ans à l'époque et je ne le prenais donc pas trop trop mal. Cependant, je me rappelle d'une fois où le mec à l'entrée a pris le 1 de mon année de naissance (oui oui, je suis née en 1981) pour un 7. Quel affront : il sous-entendait donc que j'avais 14 ans !!! Je n'ai pas pu me laisser faire et me suis battue jusqu'au bout pour lui prouver que j'étais bel et bien de 1981. Et j'ai vaincu !

Bref, je pourrais citer des dizaines d'exemples comme ceux-ci...et c'est bien malheureux.
Mais pourquoi ? Pourquoi est-ce qu'on me fait subir ça ? Je ne suis pas particulièrement naine...je ne pense pas me saper comme une ado...merde, je suis une femme maintenant !!! Une jeune femme certes, mais une femme !
Et tout le monde de me consoler en m'assurant que dans quelques années, je serai bien contente de faire plus jeune que mon âge...mais j'ai envie de leur répondre qu'avec ma chance, il y a un âge où tout va basculer, et que quand ce sera un avantage de paraître plus jeune, et ben moi, je paraîtrais bien plus vieille...et je serai encore plus vexée !
Je devrais donc peut être commencer à réfléchir à la façon de conserver ma jeunesse éternelle alors...
C'est décidé, demain je cours m'acheter une crème anti-vieillissement !

Par Marine R. - Publié dans : Histoire d'en rire
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Mercredi 13 septembre 2006 3 13 /09 /2006 10:25

Ma copse Anna (qui bosse chez Canal +, à la base on s'en fout, mais c'est important pour la suite de l'histoire) nous a proposé hier soir, à David et moi, une soirée organisée justement par Canal + pour la clôture d'un festival ciné : L'Etrange Festival
Soirée Canal +, sur invite et qui plus est open-bar : moi je dis BANCO !!!
Tout en théorie laissait à penser que ça allait être une très bonne soirée...mais j'aurais dû savoir que dans ces cas-là, il y a toujours un piège à flairer.
Nous nous retrouvons donc tous les trois pour un apéro et un petit resto; un début de soirée ma foi on ne peut plus sympathique...lorsque nous décidons de nous rendre à cette fameuse soirée "de l'étrange".
Bienvenue sur Pluton !
Le cadre : le Pulp, petite boîte lesbienne annonçant clairement et fièrement "le Pulp libère les femmes depuis 1997".
L'ambiance : un DJ ressemblant comme deux gouttes d'eau à Régis Laspallès, diffusant une musique "étrange" (de notre côté, nous avons plutôt opté pour "inaudible") sur laquelle il me semble impossible de remuer la moindre partie de son corps. Et pourtant, certains s'y sont essayé...
Notre état d'esprit : "si la musique continue comme ça, on se casse" (les blasés). "on n'aura pas complètement perdu notre soirée, c'est un open bar" (les alcooliques notoires). "les gens sont vraiment très très chelou. A la réflexion, ils sont même tous très très moches et très très mal fringués" (les langues de p...).

Tout ça pour dire que le thème a bien porté la soirée...
Sérieusement, je n'avais jamais vu autant de gens bizarres réunis en un même endroit. On se serait cru à la Cour des Miracles. Je ne peux même plus décrire les phénomènes physiques ou vestimentaires que l'on a pu croiser, j'y serai encore demain...
Bizarre aussi le moment passé à fumer des gros buzz avec la big boss d'Anna (une femme de 40 ans complètement défoncée) venue avec un de ses potes, une grande folle qui nous a gratifiés d'un jeu de mot très fin sur la rue dans laquelle il habitait, à savoir la rue Copernic-ta mère...no comment !
Dans tous les cas, nous étions à des milliers, que dis-je, des millions de kilomètres de l'image glam-paillettes de Canal. D'autant plus que la coupe de champagne que j'ai prise à la minute où je suis entrée dans cet endroit glauquie s'est révélée être de la clairette...non mais Canal, ce n'est plus ce que c'était...ils ne servent même plus du vrai champagne !
Ceci dit, outre la présence salvatrice et réconfortante de David et Anna, une chose a sauvé ma soirée : DJ Laspallès a passé THE chanson cultissime de TTC (ceux qui me connaissent bien comprendront ma liesse), et ce en présence du chanteur du groupe !!! Hi hi hi...je n'aurais jamais pensé entendre cette chanson en boîte un jour : merci le Pulp !!!
Bref, j'ai terminé la soirée dans un taxi à écouter un débat passionnant sur radio Africa 1 ("Dieudonné est-il vraiment antisémite?"), restant complètement dans l'ambiance "étrange".

Il paraît que depuis la semaine dernière, Pluton a été déclarée par les astrophysiciens comme ne faisant plus partie de notre système solaire, ne pouvant plus être considérée comme une vraie planète.
J'étais toute triste d'apprendre cela, mais depuis ce matin, je me dis que ce n'est finalement pas un si grand mal...!

Par Marine R. - Publié dans : Histoire d'en rire
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Mercredi 8 novembre 2006 3 08 /11 /2006 15:43
Vous avez certainement comme moi connu de grands moments de solitude au cours de votre vie...
Le "grand moment de solitude" est en fait un très court instant durant lequel une situation te fait te sentir seul au monde alors que justement...tu n'es pas seul. Et c'est bien tout le problème !
Pour schématiser, le grand moment de solitude est en réalité un petit moment de non-solitude...très antinomique tout ça...hum hum. Enfin vous me comprenez...

Bref, tout ça pour dire que j'en ai vécu un pas plus tard qu'hier soir.
En sortant du boulot, je me fais déposer en voiture à Concorde afin de prendre ensuite le métro pour rentrer à la maison. Je porte une jupe mi-longue. Jusque là tout va bien.
Si je précise que cette jupe ne tient que par un fil accroché autour de la taille, ça va déjà nettement moins bien.
Et si je vous dis qu'en sortant de la voiture pour marcher jusqu'aux escaliers du métro je sens quelque chose le long de mes jambes...et que je m'aperçois en descendant lesdits escaliers que c'est ma jupe...il se passe quoi ?
Il se passe que je me suis retrouvée en collants en plein milieu de la station Concorde, sans pouvoir remettre nulle part ma jupe discrètement...
L'histoire veut donc que je sois rentrée jusqu'à chez moi en collants...mais heureusement, il y a quand même un Dieu sur Terre : je portais un trench un peu long, ce qui m'a sauvée de l'opprobre total.

Encore une victoire de canard !
Par Marine R. - Publié dans : Histoire d'en rire
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Mardi 28 novembre 2006 2 28 /11 /2006 15:33

Pourquoi, dans le train ou l'avion, je me tape toujours des boulets sans jamais me retrouver à côté d'un jeune éphèbe?

Est-ce que vous situez ce moment où vous êtes tranquillement installé et que vous regardez défiler les gens en vous demandant qui se retrouvera assis à côté de vous ?
Moi, je commence à bien le connaître, puisque à défaut de voir mes espoirs comblés, je me retrouve toujours, comme je le disais, à côté de boulets ou de cas sociaux.

Comme, par exemple : 

     - une petite vieille qui raconte sa vie pendant tout le trajet alors que tu rêves de pouvoir dormir
     - une bande d'adolescents attardés qui mettent la musique à fond et se couvrent d'insultes toutes plus ignobles les unes que les autres à voix (très) haute
     - une mère avec sa petite fille qui pleure tout le long et finit par vomir sur la banquette (véridique)
     - une obèse qui prend bien les 3/4 de la banquette, m'obligeant à être ratatinée dans mon coin contre la fenêtre
     - une maniaque qui parle toute seule, tape une crise pour être à côté de la fenêtre et gonfle son petit coussin pour mieux dormir (il est 21h)
     - un vieux pervers qui essaie de me tripoter discrètement, l'air de rien, pendant tout le trajet
     - ...
Toutes ces situations ont été vécues pour de vrai, par moi-même...

Bon j'exagère, un peu, puisqu'une fois il m'est arrivé de me retrouver à côté d'un jeune homme. Assez charmant qui plus est. Mais bon, quand t'es en train de lire un bon petit "Public" des familles (je répète que je suis dans le train, faut pas m'en demander trop) et que le mec commence à allumer son PC, à retoucher son CV et que tu te rends compte qu'il est à Polytechnique...ben ça coupe un peu la discussion direct ! Je veux bien que l'habit ne fasse pas le moine, mais bon...comment s'en sortir avec un Public à la main ?

Arf...il y a des moments où je regrette d'être une pouf' futile qui préfère -quand elle voyage- lire des magazines pourris plutôt que des trucs intelligents.
En même temps, à ma décharge, il est plus pratique, de transporter Public que "Guerre et paix" !

Par Marine R. - Publié dans : Histoire d'en rire
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Jeudi 14 décembre 2006 4 14 /12 /2006 16:10

Pourquoi est-ce que, où que je sois, je me retrouve toujours dans la mauvaise file d'attente ?

Non mais c'est vrai quoi, c'est quand même dingue que je choisisse TOUJOURS la mauvaise file.
Bon ok, pas de fatalisme, je ne dois pas être la seule à penser ça, mais ce n'en est pas moins agaçant.

Prenons un exemple concret et récurrent : la file d'attente à la caisse d'un supermarché.
Ma file est toujours la plus lente : soit un mec a oublié de peser ses tomates, soit il a pris le seul produit de l'étagère qui n'avait pas de prix, a 50 coupons de réduction qui doivent être enregistrés un à un, met trois plombes à trouver sa CB,...j'en passe et des meilleures.
Mais il y a encore piiiire : quand ça passe super vite, que t'es trop contente et que tu jubiles en te disant qu'aujourd'hui est un bon jour et que tu devrais peut être jouer au Loto; et ben là, c'est ton tour, tu arrives devant le/la caissier(e), tu esquisses un sourire et un bonjour est en train de pendre à tes lèvres lorsque...malédiction...c'est, au choix, la fin du rouleau de papier à tickets ou le moment de compter toutes les pièces et les billets de la caisse pour en faire des petits paquets. Sans mentir, ça m'arrive une fois sur deux. Je crois qu'ils le font exprès au Monop', tous les gens à la caisse ont dû se donner le mot pour se mettre à compter leur fond de caisse quand ils me voient arriver !!!
Et cela s'applique aussi en voiture, au cinéma...enfin pour tout quoi.

Ceci dit, tout le monde a toujours l'impression d'être dans la mauvaise file. Alors que s'il y a une mauvaise file, c'est qu'il y en a une bonne. Et s'il en existe une bonne c'est qu'il y a des gens dedans. C'est donc que tout le monde ne peut pas toujours être dans la mauvaise. Vous me suivez toujours ? Tout ça pour en venir au fait : j'ai entendu dire qu'en théorie, si l'on a l'impression d'être toujours dans la mauvaise file, c'est qu'on ne fait tout simplement pas attention quand on est dans la bonne ! 
Arf...il nous faut bien des prétextes pour râler...

Par Marine R. - Publié dans : Histoire d'en rire
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Jeudi 11 janvier 2007 4 11 /01 /2007 10:49

Encore une grande épopée hier soir...

Anna, Johanna et moi, qui sommes peu à peu devenues les "Les Trois Mousquetrices du cinéma", avions une avant-première pour la sortie du dernier film de Will Smith , A la recherche du bonheur . En présence de toute l'équipe du film, et donc de Will.
Bon, la journée se passe, je passe chez moi enfiler un truc, et ni une ni deux, je rejoins mes accolytes (avec 10mn de retard, on se refait pas) sur les Champs, devant le ciné.

Tout est en place : nos ptites robes, les badauds, le tapis rouge, les photographes, les caméras...
Jusque là tout va bien.
Une petite cigarette et hop, on se lance. Ah ben merde, je comprends pas, ya pas de flashs quand on passe...on essaie une deuxième fois ? Euh...en fait non. Bref, blague à part, nous longeons le tapis rouge et arrivons devant LA salle. Ca crie ça flashe, qu'est-ce qui se passe ? Ah, c'est Christophe/Tortue de La Nouvelle Star. Bidon.
Et là, tatataaaaaaa, c'est le drame.
Nous apprenons que la grande salle est archi blindée et sommes redirigées vers une deuxième salle. Et aucune discussion ni aucun scandale n'y feront quoi que ce soit.
Et donc voilà, nous avons regardé le film, comme ça, dans une petite salle de l'UGC Normandie . Et il n'était pas trop mal ce film, même s'il avait comme un petit goût amer. Même pas question de ne pas avoir vu Will (quoique un peu quand même), mais aussi pour le principe de se retrouver dans une salle pourrie parce que les mecs ont mal géré leur truc.
Et puis comme en guise de soirée post-projection, il n'y avait qu'un petit cocktail vite fait au Georges V (et oui, Will avait un avion) et que nos estomacs criaient famine, nous avons terminé, comme toute bonne soirée loose qui se respecte, au Quick . A se baffrer. En ptite robe. Et oui...

Morale : nous avons juré, mais un peu tard, qu'on ne nous y prendrait plus.

Par Marine R. - Publié dans : Histoire d'en rire
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Lundi 29 janvier 2007 1 29 /01 /2007 13:50

Après une soirée onfire jusqu'à 7h du mat' vendredi et une petite soirée à la cool samedi, j'ai en toute logique passé mon dimanche à looser chez moi avec Anna. En mode yogging, affalées sur le canapé avec une couette, à mater des films.

17h30, la sonette nous sort de notre torpeur. Je pars ouvrir (je rappelle que je suis en yogging, un pauvre bandeau ds les cheveux et les yeux explosés de sommeil et de regardage intense de dvd) et là, je trouve trois petits pompiers en total uniforme derrière ma porte.
Trois petits pompiers complètement craquants. Et oui, il y a des moments où l'on regrette d'être en yogging et où l'on aimerait être toujours au top, maquillée, coiffée, apprêtée. Celui-ci en fait partie...
Bref, en fait, un sèche-linge de la laverie à côté de mon immeuble avait  pris feu et ils voulaient tout simplement savoir s'il n'y avait pas de fumée chez moi. Non, il n'y en avait pas. Dommage dans un sens...
Mais bon, avec Anna, nous ne nous sommes pas démontées et avons profité de l'occasion pour aller prendre l'air et faire nos concierges de quartier.
Et ben oui, même si c'est pathétique, fumer une clope en regardant des jolis petits pompiers en action, ça fait plaisir !

L'uniforme a encore de beaux jours devant lui...

Par Marine R. - Publié dans : Histoire d'en rire
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Mercredi 14 mars 2007 3 14 /03 /2007 17:11

J'avais déjà évoqué ici les grands moments de solitude qui jalonnent nos vies (beaucoup la mienne d'ailleurs...).
Etant donné ce qui m'est arrivé lundi, je me dois de vous raconter (non sans un soupçon de honte) les grands moments vécus grâce à à cause de mes chaussures.

En effet, j'aime beaucoup porter des talons et, outre les inévitables douleurs aux pieds de fin de soirée, le port de telles chaussures intensifie ma maladresse légendaire.
J'en veux pour preuve la fois où, en arrivant au bureau, je me dépêche de traverser la rue (le feu passant au vert), perdant ma chaussure en plein milieu du passage clouté et continuant les deux pas de course suivants à moitié pieds nu devant toutes les voitures.
Ou bien la fois où, courant pour attraper un métro, je laisse également une chaussure en chemin.
Ou bien encore celle où je trébuche sur le bord d'un trottoir, cassant par la même occasion un talon avant de partir en soirée (et croyez-moi, marcher avec un talon cassé, en plus d'être ridicule, n'est vraiment pas évident).
Bref, les exemples ne manquent pas et je ne peux tous vous les citer, ce serait bien trop long.

Mais il se trouve que pas plus tard que lundi, j'ai fait un beau petit enchaînement, digne de mon maître, j'ai nommé Pierre Richard.
J'ai commencé par me cramer un bout de ma frange avec ma cigarette (ne me demandez pas comment, je n'en ai moi-même aucune idée).
Ne me laissant pas arrêter pour si peu, je m'en vais prendre le métro, tout en ne pouvant m'empêcher de vérifier ma frange. Et là, c'est le drame...imaginez-vous descendant des escaliers, les yeux en l'air en train d'essayer d'apercevoir trois cheveux cramés sur une frange tout en portant des talons aiguilles...
C'est simple, ça donne (non pas une chute, faut pas abuser non plus) un ratage de marche suivi de près par un rattrapage in extremis et par une perte de chaussure, ladite chaussure dévalant une dizaine de marches...puis une descente d'escaliers à moitié pieds nus, un remettage de chaussure, un re-vérifiage de frange et un re-perdage de chaussure...
Bref, tout cela, bien sûr, sous les yeux rieurs de quelques passants, sinon c'est pas drôle.
Ridicule, je vous l'accorde...

Que ceux et celles qui n'ont jamais porté de hauts talons me jettent la première pierre (et surtout qu'ils essaient d'en porter toute une journée pour voir s'ils font toujours les malins) !!!

Par Marine R. - Publié dans : Histoire d'en rire
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Vendredi 16 mars 2007 5 16 /03 /2007 13:22

Après ma jolie crise de nerfs de ce matin, accompagnée de mes envies de meurtre sur la personne de mon banquier, il faut que j'exorcise. La thérapie par l'écriture...c'est bien connu !

Bref, pour résumer, je me suis fait pirater ma carte bleue dans un distributeur à côté de chez moi (attention : Caisse d'Epargne rue du Four, n'y allez surtout pas). Le siège de ma banque s'étant aperçu du problème, ils m'ont gentiment appelée et ont directement fait opposition sur ma carte. Ca, c'est la partie plutôt cool de l'histoire, surtout que les pirates n'ont pas réussi à me piquer quoi que ce soit (ils sont trop mauvais!).
Je me retrouve donc sans CB...autant dire orpheline.
Ils m'assurent cependant que je recevrai une nouvelle carte d'ici une semaine.
C'était fin février, j'ai reçu mon nouveau code, mais pas l'ombre d'une CB dans ma boîte aux lettres.
Grrrrrrrrrrrrrr...
Mardi, mon père appelle notre banquier (oui, nous avons le même) et tape un scandale (ça marche toujours mieux quand c'est le papa qui tape le scandale, autant mettre toutes les chances de mon côté).
Résultat 1 : "oui oui, pas de problème, on vient juste de la recevoir (tu parles) et on l'envoie tout de suite".
Résultat 2 : on est vendredi, je n'ai toujours rien reçu.
J'appelle donc la banque ce matin, pour m'entendre dire que la carte est bien partie. Mais ces cons l'ont envoyée chez mes parents !!!!!!!!! D'où mes envies de meurtre.

C'est donc après avoir vécu au crochet de mes amis puis en ermite chez moi sans clopes avec 3 centimes en poche, que je me suis motivée à traverser tout Paris pendant ma pause déjeuner pour trouver une agence et retirer du cash. Et là, c'est la blague. Je donne mon numéro de compte à la minette du guichet, qui me dit que mon compte est bloqué. Arghhhhh !!!!!!! Bon, en fait elle avait fait une fausse manip'. Ouf.

Donc voilà : conclusion de l'histoire, je n'ai toujours pas de CB, mais j'ai du cash. Dieu que c'est booooooooooon.

Par Marine R. - Publié dans : Histoire d'en rire
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Lundi 23 avril 2007 1 23 /04 /2007 13:32

Week-end alsacien...
L'un de mes amis de longue date a eu la (bonne) idée de se marier avec une alsacienne. Une vraie de vraie, dont la langue maternelle est l'alsacien, et qui a appris le français à l'école (oui oui, ça existe encore).

Samedi matin, gare de l'est. Départ pour Strasbourg. En bonne looseuse qui se respecte, mon train a eu 20mn de retard et je me suis tapé dans mon wagon tout un groupe d'ados allemands prépubères qui ont passé leur temps à gueuler. En allemand.

Après 4h d'un long et éprouvant voyage, je me retrouve à Strasbourg. Les choses étant tellement bien organisées, j'ai dû me débrouiller toute seule pour trouver des gens pour venir me chercher. En l'occurrence, lesdits gens ne sont pas prêts à venir me chercher jusqu'à Strasbourg. Au dernier moment, je dois donc sauter de mon train, me retrouver dans une gare en pleins travaux et chopper un TER en direction d'un petit bled au nom improbable. Je cours et arrive à monter dans le train à la seconde près.
Au "plaisir" de traverser la campagne alsacienne à bord d'un TER omnibus succède mon arrivée dans ce bled paumé, seule. Mon pote a du retard, il est lui-même paumé. Je suis donc seule comme une pauvresse, avec mon petit sac de voyage, assise sur le parking de la gare, sans âme qui vive autour de moi.
Richie et Aliénor mes sauveurs arrivent enfin. J'ai 30mn montre en main pour me changer et partir à l'église pour la cérémonie. Très belle cérémonie d'ailleurs, si ce n'est l'accent improbable du prêtre, qui était incompréhensible ("ach, che fous déclâre mâri et femme") et m'a valu quelques fous rires.

Pour le mariage en lui-même, je ne donnerai pas de détails, ça se passait de commentaires...
Enfin si, juste quelques-uns tout de même : la soirée dans un gymnase avec les marquages au sol des terrains de basket, fallait pas, et l'orchestre alsacien toute la soirée pour l'animation musicale, fallait encore moins.

Je finirais par un petit descriptif de l'hôtel où nous avons vaillamment dormi, Aline, Anaïs et moi.
Une sorte de bunker au bord d'une nationale dans une pseudo zone commerciale/industrielle; moquette aux murs, meubles en formica et fausses fleurs dorées de partout. Et petit déj à côté d'alsaciens en yogging de l'AS foot de leur bled...no comment.

"Alsacez-vous" qui disaient...
Moi, plus jamais !

 

Par Marine R. - Publié dans : Histoire d'en rire
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