Vendredi 4 décembre 2009
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14:14
Le boulot, il faut bien le dire, c'est pas rigolo tous les jours...
Ceci dit, lorsque vous passez la journée chez un client dont le siège social est juste un endroit su-blime, que vous êtes invitée à déjeuner dans les salons privés
dudit client, que vous vous nourrissez à base de
foie gras, coquilles st
jacques, langoustines*, caviar d'aubergine, fruits rouges sur mousse à la châtaigne etc., le tout arrosé de St Emilion grand cru** de leur réserve spéciale, que vous
êtes chouchoutée toute la journée, que comme si vous n'aviez pas le ventre assez plein on vous proposait tout le temps des petites viennoiseries et petits macarons accompagnés d'un thé délicieux,
et que vous terminiez cette journée par une deux coupes d'un succulent champagne...vous pourriez peut-être vous dire que finalement, parfois,
c'est pas si mal de bosser...
Oui, je sais, ma vie professionnelle est un enfer.
* Bon, moi j'aime pas toutes ces bestioles donc j'ai mangé d'autres trucs bien plus délicieux mais qui font moins saliver la plupart des gens normalement
constitués...
** Ca, en revanche, j'aime beaucoup beaucoup trop.
Par Marine R.
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Publié dans : Capital
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Vendredi 20 novembre 2009
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2009
10:29
Comme je vous le disais, en ce moment c'est la période des ventes privées.
Hier, j'étais donc invitée à la vente Dior, qui avait lieu dans
un hall du Parc des Expositions porte de Versailles, et avais pris pour l'occasion une demi-journée off.
La vente commençait à 10h. J'avais prévu d'y aller assez tôt au cas où il y ait la queue, mais n'ayant pas vraiment réussi à me lever, je ne suis finalement arrivée qu'à 9h30...
Devant le hall, des barrières. Et quelques dizaines de personnes derrière. Finalement, il n'y a pas tant de monde que ça.
Je contourne alors le bâtiment pour me mettre dans la file d'attente...et là, c'est le drame. Des gens à perte de vue, une file interminable.
Ô rage, ô désespoir. Que faire ? Fuir rapidement par manque de courage et peur de devenir aliénée, ou rester et faire preuve de patience, parce que tant qu'à avoir pris
une demi-journée et à être porte de Versailles à 9h30, autant aller jusqu'au bout.
J'ai choisi la deuxième solution. Grosse erreur.
Hier, je me suis rendu compte à quel point les femmes pouvaient être folles.
Un froid de canard. Une file composée de nanas à 98% (aucun homme ne saurait trouver la motivation nécessaire et supporter ça plus de 10mn). 2h pour arriver aux portes du bâtiment.
Et là tu crois que le calvaire est terminé, mais non, en fait, c'est comme à Disneyland, t'as encore plein de barrières et de queue à l'intérieur.
Donc comptez encore 1h pour atteindre la vente. Mais pas sans passer par le vestiaire. Parce que tu n'as pas le droit de garder ni manteau ni veste ni sac à main ni quoi que ce
soit de la marque Dior sur toi. Que les seules choses qu'ils te laissent c'est un moyen de paiement (cash interdit), deux pièces d'identité (obligatoires pour rentrer) et un téléphone, le
tout dans une pochette plastique transparente qu'ils te distribuent.
C'est donc à 12h30 (oui oui, 3h après mon arrivée, vous n'avez pas rêvé), que je peux enfin mettre un pied dans le saint des saints.
Enfin il serait plus vrai de dire un bordel incommensurable avec des articles qui traînent de partout et des tas de bonnes femmes hystériques avec des sacs pleins à craquer. Et puis
surtout une nouvelle surprise : pour accéder à certains stands (genre les chaussures et les bijoux), il faut encore faire la queue genre 30mn. Parce que sinon il y a trop de monde et les gens se
battent. La folie je vous dis.
Alors, au milieu de tout ce champ de bataille, j'ai fait mon petit tour tranquillou. Mais j'ai très vite été soulée. Par les gens puis par les articles. Parce que déjà il était
hors de question que je me remette dans la moindre file d'attente, puis parce que présenter de belles pièces Dior comme si on était chez Jennyfer ou Pimkie, ben quoiqu'on en dise ça
donne pas super envie.
J'ai donc été plutôt raisonnable et ne suis ressortie qu'avec une blouse en soie, une petite pochette de soirée et puis une robe pour la fille de ma copine Charlotte. Et devinez quoi ? J'ai
encore dû patienter pour passer à la caisse...
Bilan des courses : 5h sur place dont seulement 1h30 de "shopping" pour une blouse, une pochette et une petite robe...
Et j'ai l'impression d'avoir fait un stage de survie.
Les gens sont fous. J'en ai fait partie. Mais l'expérience s'est finalement révélée intéressante sociologiquement parlant. La prochaine fois, je
viendrai à 7h du mat' ce sera sans moi on verra.
Dior, j'adore. Ou finalement pas.
Par Marine R.
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Jeudi 19 novembre 2009
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2009
16:25
Avec l'automne vient inévitablement la saison des ventes privées (à savoir en
gros des mega-soldes mega-intéressantes pour des marques généralement mega-chères).
Autant vous dire que mon portefeuille souffre terriblement en ce moment...mais c'est pour la bonne cause, donc tout va bien.
Et à ce propos, il faut savoir que nous les filles, on a un truc avec les
dépenses et surtout avec les soldes (enfin on va dire que j'ai un truc et que je pense ne pas être la seule, loin de là) : on adoooore ça, mais il nous arrive parfois de
culpabiliser. Et la culpabilité est l'ennemi du plaisir.
Alors pour éviter les mauvais cas de conscience et prendre un maximum de plaisir, le concept (que je m'évertue à expliquer à mon père et à mon banquier depuis des années) ,
c'est qu'il faut te dire que quand tu achètes en soldes (et a fortiori en mega-soldes), tu ne dépenses pas, tu ECONOMISES.
La preuve par l'exemple : ce ravissant petit sac à main acheté lors de la vente Marc Jacobs la semaine dernière et dont je profite avec joie et délectation chaque jour à mon bras
depuis...
Prix neuf : 1300€. Payé : 350€.
Si vous avez bien suivi mon raisonnement, je n'ai pas dépensé 350€, mais bien économisé (1300-350) 950€ en m'achetant ce sac !!!
Plaisir maximum, culpabilité minimum. Ma-gique !
Et bizarrement, vous verrez, quand on se met à penser de cette façon, en plus de participer activement à la relance de l'économie, on a tout de suite le portefeuille la conscience plus légère...non ?
La prochaine fois, je vous raconterai l'expérience terrifiante et limite
traumatisante que j'ai vécue ce matin...
Par Marine R.
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Mercredi 18 novembre 2009
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2009
14:40
Fan de - Comment j'ai bu un café avec Hugh Grant.
Une contribution d'Alexis.
Il y a quelques années, je travaillais Place Vendôme pour une maison de haute joaillerie.
Hugh Grant débarque alors au magasin pour choisir avec une amie des caillasses pour la soirée des César auxquels ils étaient conviés le soir-même. 2h de papote plus tard, il
est décidé que Madame choisira à l'hôtel quand elle aura enfilé sa robe pour ladite soirée. La directrice me convoque alors pour m'expliquer que je vais escorter l'attachée de presse de la
boutique à l'hôtel Costes.
3 minutes plus tard, nous pénétrons dans le sanctuaire du Costes. Je relâche la pression, suivant toujours l'attachée de presse. Une parodie à elle toute seule. Mélange de
Marie-Chantal et d'une groupie des années 60 qui va voir un concert des Beatles for the very first time. Limite hystérique et répétant son texte formaté à voix basse pendant
qu'elle change pour la 17ème fois de string, ces derniers faisant désormais office de serpillère.
Bref, je m'égare. Avant de rentrer dans la chambre, la grognasse m'explique
gentiment que je vais déballer la verrotterie puis que j'irai patienter sur le palier pour ne pas gêner les gens par ma présence de sous-fifre inutile et franchement dépareillé avec la couleur de
la tapisserie. Comme ça elle pourra tranquillement miauler et couiner de plaisir à chaque respiration de Hugh (et avec un peu de chance lui tailler une p*** devant un bon film porno. Il aime ça
le Hugh, il a des antécédents).
Je m'exécute donc et à ce moment Hugh Grant arrive...moment intense de plaisir. Je le salue très poliment, les mains pleines de diamants, émeraudes, saphirs et autres rubis. L'air fatigué d'un
homme qui vient de se taper une journée de shopping avec une copine et qui n'a pas envie de perdre encore 20 ans de sa vie à choisir la parure, il me regarde et me demande de sa voix
suave et ô combien célébre "Do you drink anything" ? (en anglais dans le texte). Poli, je réponds "Yes with pleasure mister Grant". Et là, le miracle.
L'intervention divine. Hugh Grant me dit "Ok, come on" et sort de la chambre. Le visage de l'attachée de presse se fissure, partagé entre une rage infinie et une jalousie
incommensurable. Elle a réservé sa soirée pour voir Hugh Grant 20 mn dans une chambre d'hôtel et au final c'est le sous-fifre (moi en l'occurrence) qui vais passer un moment de rêve...
Nous descendons donc au bar de l'hôtel où les gens déjà assis nous regardent passer soit d'un air d'indifférence poli (les hommes), soit le regard aussi noir que peut l'être le canon d'une
mitrailleuse lourde prête à cracher ses balles par milliers (les femmes). Et nous degustons donc un p'tit noir entre hommes, parlant de tout et de rien et surtout du fait qu'il ne comprend
pas comment on peut passer autant de temps à choisir une robe et des bijoux alors que lui a pris le premier truc qui lui tombait sous la main. Les femmes quoi...
Autant vous dire que le retour fut houleux et que la grognasse de la presse n'a pas desserré la mâchoire sur le chemin. Ce que j'ai bien sûr exploité en lui racontant comme il était simple,
agréable et gentil comme homme ce Hugh Grant.
Je sais je suis une salope, mais je le vis plutôt bien...
Par Alexis
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Mardi 17 novembre 2009
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2009
11:12
Une deux fois n'étant pas coutume, j'étais encore
à un concert hier soir.
Du coup c'est vrai qu'en ce moment ça cause un peu musique par ici (enfin ça essaie)...mais c'est pas grave hein, on AIME la musique (puis il parait que ça adoucit les moeurs en
plus, alors c'est tout bon...).
Bref, hier soir, c'était Gossip au Bataclan, avec l'excellente Beth Ditto. Et c'était juste...IN-CROY-ABLE.
Le concert s'est ouvert sur l'excellent Dimestore diamond. La voix de Beth s'est faite entendre des coulisses, avant qu'elle n'arrive sur scène sous un tonnerre
d'applaudissements.
Premières impressions : elle est toute petite et dégage une énergie folle. Ce qui s'est vérifié par la suite.
Cette nana est pétillante, péchue, charismatique, douce, cool, hyper accessible...
Elle sautille dans tous les sens et se donne vraiment à fond, comme en témoignent les litres de sueur versés.
Elle ne ménage pas son énergie ni sa voix démente, qu'elle 'protège' et remet à niveau en crachant régulièrement (hum).
Elle est chou comme tout et communique avec le public en essayant de parler français, le tout avec une petite voix quasi enfantine contrastant totalement avec la voix puissante qu'elle dégage
lorsqu'elle chante.
Elle se donne jusqu'au bout et s'assume à fond. Si Beth a très chaud, elle quitte tout naturellement sa robe pour terminer le concert en gaine et soutien-gorge noirs.
Bref, le public, déjà en délire, a redoublé de hurlements lors du dernier morceau, Heavy Cross, et c’est un Bataclan unanime qui a applaudi en rythme
avec la batterie et soutenu une Beth en transe.
Et puis la fin...alors la fin...
Pour le rappel, Beth a repris le tube de Tina Turner What’s Love Got To Do With It avant de descendre de la scène et de traverser la foule en chantant une dernière
chanson de leur répertoire, pour finalement terminer le show par un discours engagé sur la cause des homosexuels (ponctué d'un petit "don't worry straight
people, we like you too") et une version a cappella de We are the champions, le tout...à 50 cm de moi ! Juste magique.
Un grand moment de rock'n'roll !!! Gossip, c'est bien simple, il FAUT les voir en live.
Et cette nana...ben elle est tout simplement géniale (mais elle SUE beaucoup).
Par Marine R.
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Publié dans : La chance aux chansons
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